perseverance 2

Maniwaki, le 14 février 2013 - Lorsque nous avions 13 ans, Jen et moi, sommes devenues des meilleures amies, des vraies amies, même si nos valeurs familiales étaient très différentes. Pendant qu'une excellait à l'école, acceptait ses responsabilités dans un travail travail à temps partiel, l'autre travaillait très fort dans ses études tout en s'occupant de tâches ménagères. À nos yeux, les tapes dans le dos, les encouragements et la confiance de nos familles immédiates ne venaient pas si facilement. On avait l'impression que le mérite que nous voulions nous faire reconnaître n'arrivait pas. Nous n'avions pas une grande estime de soi.

À cet âge nous avions beaucoup de choses à dire et beaucoup d'idéaux. Le manque d'activités organisées dans nos environnements, les choix de nos carrières, l'exil vers les grands centres pour les études nous aberraient toutes les deux.

On trouvait quand même le moyen de s'occuper et de ne pas se "mettre dans le trouble". On rêvait de ce que nous ferions quand nous serions adultes. Quand on se retrouvait, il n'y avait plus de problème. On s'encourageait à ne pas lâcher. La séparation pour les études a été pénible. L'une à Ottawa, l'autre à Montréal, c'était difficile au début, mais nous avons pris "les taureaux par les cornes". Toujours faire de notre mieux: Embûches, difficultés scolaires, fins de mois difficiles d'étudiantes endettées et exilées. On a continué à se donner nos tapes dans le dos et à forger les personnes que nous sommes devenues. Diplômées en plus!

Décidées à revenir dans notre région, on nous a fermé des portes au début. Plutôt que de baisser les bras, nous avons occupé à peu près tous les emplois qu'on nous offrait, souvent plus d'un en même temps et plus ou moins dans notre domaine. Finalement, notre persévérance et notre optimisme ont porté fruit. Nos efforts ont été récompensés. Notre estime de soit est montée en flèche!

Dix-sept (17) ans plus tard, nos rêves de jeunes adolescentes se réalisent. Nous avons la chance d'exceller dans des emplois que nous aimons. Jennifer Nolan, coordonnatrice en loisirs à la MRC Vallée-de-la-Gatineau nous le démontre très bien. Déjà, elle et son équipe nous offrent un troisième cahier de loisirs digne de notre région.

Moi, Jennifer Richard, je m'occupe des admissions au centre de formation professionnelle de la Vallée-de-la-Gatineau avec une équipe passionnée et un de nos objectifs est d'encourager les gens d'ici à rester ici.

Ma meilleure amie est fière de moi et c'est réciproque.Nous continuerons à nous soutenir mutuellement.

Des rêves, il en faut et c'est en persévérant et en s'entourant de gens extraordinaires qu'on parvient à les réaliser.